dimanche 24 octobre 2010
De retour
lundi 13 avril 2009
L'histoire d'un gars
Il se réveille le matin, ou plutôt l'aube, vers 7h. Il reste un bon bout de temps à moitié endormi dans les toilettes, à contempler le carrelage. Il plaint même le cafard pénard qui squatte le coin de la pièce (W.C), sans se soucier de rien, ni stress ni obligation. Après ce moment d'élévation spirituelle, il se réveille avec les goûtes froides d'eau qui frôlent son visage. Ensuite, direction cuisine, avec un bon café tiède welli kteb men rabbi comme petit déj. Vient ensuite le supplice du repassage, qui foire une fois sur deux.
Habillé, nourrit et tiré à deux épingles (il ne gagne pas assez pour les 4 épingles), il se met en route vers le boulot, au volant de sa voiture qui ressemble aussi à beaucoup d'autres voitures. La jungle! c'est le plus fort qui passe en premier. Ni celui qui a la priorité, ni la marque de sa voiture, ni son diplôme, mais c'est à quel point il est disposé à aller pour passer en premier et frôler la catastrophe pour gagner 30 secondes. Après une petite heure de violences verbales, de coup de gueules et d'échanges culturels, il arrive enfin au dernier croisement avant le bureau, qui marque le début de la fin. Il ne sait pas si c'est sa tête qui ne passe pas au policier de la circulation ou si c'est seulement la poisse au quotidien, mais c'est toujours au moment où il arrive en tête de peloton que c'est aux autres de passer.
Arrivé au bureau, toujours les mêmes têtes, les mêmes "bonjouuur", les mêmes odeurs. Comme tout cadre qui se respecte et qui suit la mouvance du progrès, il n'échappe pas au rituel matinal du mail, première chose à faire arrivé devant son PC.
Le reste de la journée n'est que blabla cadencé par des pauses-café qui ne durent jamais assez.
Enfin, il fait le chemin inverse au bout d'une dizaine d'heure, comme s'il rembobinait la cassette.
Le pire dans l'histoire, c'est que quant une journée se termine, une nouvelle commence...
mercredi 12 novembre 2008
"TunisianCreativity", le sens du partage
Coup de pouce du mois.
mardi 20 mai 2008
حيوانات تشاتي، نعم في تونس
Suite à la vidéo que j'ai publié hier, j'ai reçu plusieurs commentaires qui m'ont fais pris conscience qu'en Tunisie, on est très avancé niveau High-Tech et on a rien à envier au japon ou aux États Unis. Chez nous, les animaux parlent, communiquent, et sont même des adeptes du net.
Et oui, le miracle tunisien s'étend à tous les domaines. Mais on excelle surtout dans l'art de la tolérance et du respect des idées d'autrui. Très ouvert de nature, même les animaux ont leur mot à dire. Et j'en ai la preuve: j'ai reçu des commentaires "tapés" par des primates, qui manient très bien le clavier et la souris, pour s'exprimer en une langue très proche du tunisien parlé dans les stades. A quand des animaux ingénieurs, médecins, avocats, présentateurs de télé, joueurs de foot... Même si certains sont pas très loin de ça.
N.B: Pour clarifier les choses, ce post s'adresse aux commentaires que je n'ai pas publié
jeudi 27 mars 2008
Comment faire un noeud de cravate
vendredi 21 mars 2008
سيدي عربي ما يحبّش النّقد الذّاتي
البرنامج يناقش كيفاش الإسرائيليّن يشوفو مستقبلهم.ياخي فدّيت و قلت كالعادة كمشة يهود جايبين كمشة يهود باش يحكيو عالمستقبل، وهوما يقتلو في شعب أعطيه يعيش ليوم ويموت غد وة. كنت باش نتعدّا، ياخي في لحظة من الإنفتاح الفكري، قلت خلّي نسمع شيقولو. الحقيقة متاع ربّي أبهروني. كانت عندهم الشّجاعة باش يقولو إلّي الفرانسيس،مخترعي الحرّية، ماقالوهوش. إلّي عجبني مش مشاطرتي في رأي إنّها
تصفية عرقيّة مصادق عليها، بل أبهرتني شاجعتهم في هلموقف في بلاد التنغنيغ. كان تقلّهم علاش هل الإجرام، يجبدولك على 5000
سنة من العذاب والحرمان وهات من هاك اللاّوي. مع الأسف في فضائيّاتنا العربيّة عمري ما ريت هالجرؤة الفكريّة في طرح القضيّة. لا مع هيكل و لا قلم رصاص ولا دريم، والو. ديما نحنا صحاح و هوما غالطين. ديما نقولو إنّو الأمّة العربيّة لكل تساند القضيّة، وننساو شصاير في لبنان للاّجئين. في هلبلاد المحبوبة لدى الغرب، الفلسطيني ماعندوش الحق باش يمارس حكاية أربعين مهنة كيف طبيب،مهندس،محامي... نحكيو على الوحدة لإسترداد القدس المحتلّة، وهوّ كان مولا روتانا ما سهرش ليلة ران حلّينا مشكلة المجاعة في غزّة. مشكلتنا إنّو في موضوع القضيّة مانعرفوش ولاّماعندناش الشّجاعة باش ننقدو رواحنا لا يقولو متواطئين ونحبّو نطبّعو. يظهرلي كان تفرّجت على السلسلة المهزليّة متاع السّبوعي خير، راهو ما تحممّش قلبي
mercredi 19 mars 2008
vendredi 7 mars 2008
Za7, c'est déjà la fête de la femme
Samedi, 8 mars, journée internationale de la Femme, cet être qui partage votre lit, qui vous borde le soir et qui vous soutient quand tout le monde vous tourne le dos ; c’est beau mais un peu barbant. Alors je vais plutôt exposer les faits en toute neutralité.
Même si j’entends depuis mon poste vos « Houhou, le macho », je continue mon raisonnement. La Femme est sûrement un être à part entière qui a une vocation comme toute âme qui vive sur cette terre mais je pense que tenir un discours d’égalité n’a pas lieu d’être car tout simplement on ne peut pas comparer l’incomparable. Pour être plus clair, je crois dur comme fer que la Femme joue un rôle prépondérant dans la société (je sais qu’on ne m’a pas attendu pour l’affirmer) mais je n’arrive pas à comprendre la thèse des féministes veulent que la Femme se sente obliger d’être partout ou l’homme à poser ses mains. Je sais que je vais me faire descendre par les commentaires mais n’est pas le but. Il est vrai que la Femme est tout à fait capable de mener à bien toute tache masculine (sauf une, faute d’outil) mais elle n’a pas besoin de se battre pour la cause de la parité car ce n’est qu’un prétexte qu’on a inventé au début du siècle pour occuper les bourgeoises dans des activités politiques à petite échelle. Toutefois, il ne faut pas oublier que la Femme a souffert des siècles durant de la suprématie et de la tyrannie des mâles mais il faut aussi avouer qu’aujourd’hui la tendance s’est inversée et q’Elles ont plus de droits que le sexe faible des temps modernes, l’Homme. L’exemple des USA en est une flagrante illustration avec les procès d’harcèlement sexuel, bidons à 50% des fois, c’est tellement chaud la bas qu’on n’ose plus raconter des blagues cochonnes entre collègues ou même complimenter sa secrétaire pour sa tenue sous peine d’être traduit en justice. Il y a tellement de tensions entre les deux sexes que l’on s’égare dans cette guerre et on se perd de vue pour donner lieu à une fade réalité ou l’amour n’a plus de place, fierté oblige d’un coté comme d’un autre.
On ne peut pas vivre sans vous mesdames et si on peine à vous accepter dans des domaines « masculins » ce n’est pas dans le but de vous discriminer, c’est juste qu’on cherche en vous ce qui nous manque car c’est votre différence qui nous attire, en plus on ne veut pas vous avoir tout le temps sur le dos alors..
Le « mot » d’ordre c’est : on n’est ni égaux ni meilleurs, on est juste complémentaires.
lundi 25 février 2008
La France, ou la culture de la naturalisation
lundi 18 février 2008
Les dix hwayej que je déteste en Tunisie
2- MosaiqueFm
3- La coupe de cheveux de Alaa El Chabbi
4- La présentatrice de Dimanche Sport sur Tunis7
5- Le dimanche après-midi sans foot
6- Les pubs marocaines doublées en Tunisien
7- La phrase "Akhta Rassi Wodhrob"
8- La météo marine de 14h30
9- Dj-Nakhla, Dj-Ray7ane, Dj-Maro et tous les Djs qui passent à la Radio
10- Cité el Nassr VI
jeudi 14 février 2008
قصيدة مفتوحة لسيدي فالانتان
والفرح جانا وهنّانا
الجّيب فارغ ولقلب مليان
يكعبروهالك وتخرج فرحان
الواحد يلبّ في هاليّام البرد
يلوّج على طرف شكلاطة ولاّ باكو ورد
قلّك على خاطرها كل شيّ يهون
تجري وتجرّي في هالنهار المحنون
عيد الحب يا لا للّي جانا
والفرح جانا وهنّانا
من فاتال لجايون ، لكارفور
تعدّي النّهار كامل تدور
شايلاّه و لايلاّه يا سيدي فالانتان
بالسّيف عليك تكون فرحان
لا يقولو مشحاح و مكش رومنتيقي
جاهل ومتخلّف خاطرك إفريقي
عيد الحب يا لا للّي جانا
والفرح جانا وهنّانا
من تالاكوم لتونيزيانا
كلّها بهلعيد فرحانة
عزيزي و شيري و مونآمور
كلّها كلمات فلميساجات تدور
وكي تجي للصّحيح يجيبو ربّي
الحبّ الحقيقي فلقلب مخبّي
عيد الحب يا لا للّي جانا
والفرح جانا وهنّانا
lundi 21 janvier 2008
jeudi 27 décembre 2007
mercredi 19 décembre 2007
Eh oui, je l'ai fait !!!
Eh oui, c'est fait, j'ai égorgé mon premier mouton cet Aid. J'ai même fait mieux, j'en ai égorgé deux mais je vais m'abstenir de vous en donner la preuve, par respect des âmes sensibles.
Toutefois, je voudrais partager ma "grande" expérience avec autrui, donc je vais vous donner le mode d'emploi "kifech tjor 3al 3alouch betarika al touniso-islameya" ("comment égorger un mouton dans le respect de la tradition tuniso-musulmane").
1- Tout d'abord, il faut bien aiguiser les skakens afin de faciliter l'acte d'offrande et ainsi ne pas faire souffrir l'animal, une règle d'or à respecter.
2- Si vous avez deux ou plusieurs moutons à égorger, il ne faut surtout pas que ces bêtes assistent au sacrifice d'une d'entre elles. C'est une haycha bakma, mais qui ressent la peur comme tout être humain.
3- Après avoir attraper le mouton, mis par terre et diriger sa tête vers el kebla, il faudra lui tenir les pattes parce qu'il risque de ne pas être d'accord avec ce que vous entreprenez de lui faire.
4- Vous prenez le couteau super aiguisé (attention, un accident est vite arrivé), vous exprimer la neya (il y a bien un dou3a à dire) et vous préciser le propriétaire de cette dhe7eya (son prénom et celui de sa mère "X fils de Y").
5- Vous tenez entre vos doigts la sorte de pomme d'Adam du mouton qu'on appel "Rou7", vous louer le seigneur ("ALAH AKBAR") et d'un geste sec vous essayer de lui trancher les carotides, sans lever le couteau de la gorge car c'est dans ce cas la que la bête souffre le plus. Si le sang continue à circuler au cerveau pendant ce bref moment, j'imagine que l'animal risque de souffrir. En coupant l'artère qui mène au cerveau, on abrège ces souffrance.
6- Une fois égorgé, vous devez laisser la bête se secouer et soupirer ses derniers souffles. Son corps risque bech yetsakek, contractions de muscles oblige.
7- Après un moment, vous devez déplacer l'animal près de l'endroit où il sera accroché. Préparer au préalable un crochet bien propre disponible dans les toutes les quincailleries.
8- Vous prenez une patte de l'animal et vous percez la chaire au niveau de l'articulation afin de faire un trou. Commence ici une étape beaucoup plus difficile, "el salkhan", le dépouillement. Ce trou qui doit être assez profond mais pas dans la chair mais plutôt en dessous de le peau, est fait pour pouvoir "gonfler" le mouton et faciliter el salkhan. On peut utiliser une pompe ou bien souffler soit même, pour les adeptes des grandes frissons.
9- Une fois "el leya" ( l'arrière train) assez gonflée, la carcasse est prête à être dépouiller. En s'aidant d'un petit couteau assez aiguisé et d'une grande dextérité, on commence à enlever la peau de l'animal. On risque de perdre quelques grammes de viande ou de trouer el jeld (la peau), mais ce n'est pas bien grave si on ne comptait pas en faire des oreillers.
10- On décapite ensuite le mouton et on lui brise les pattes au niveau des articulations afin de les carboniser après en vue d'une bonne "hergema bel sakin" ou "ras fel four".
11- Après avoir accrochée la carcasse de l'animal dans une fenêtre ou toute autre chose, on lui ouvre l'abdomen pour en faire sortir toutes les richesses: foi, coeur,poumons et surtout intestins pour en faire l'invention tunisienne par excellence "El osben". Toutefois, il faut faire très attention à ces "conduits", un accident est vite arrivé.
12- Ça y est, c'est fini, il ne reste qu'à découper la viande pour un bon mechoui en prenant soin de découper l'épaule droite de l'animal (la patte de devant) afin de la donner à ceux qui sont dans le besoin, car l'Aid n'est pas une question de lham, mais plutôt de solidarité d'esprit de famille.
( j'espère que je n'ai pas dit de conneries au sujet du rituel).
SNIN DAIMA
jeudi 13 décembre 2007
Chay Yfaded
Franchement, y'en a marre.
Pour la nième fois, j'écoute une fausse traduction de propos arabes traduits en français. Moi qui respectais et suivais régulièrement le journal télévisé de France2, que j'estimais le plus objectif, me prouve que j'avais tort. Ça me fait chié qu'à chaque fois ils traduisent des propos recueillis en langue arabe, afin de servir le sens du reportage. Si on veut faire croire que la population a peur, ben on rajoute une petit commentaire en voix Off ou on l'attribut même à la personne interrogée. pas plu tard qu'hier, on a tout simplement rajouter une phrase au début de l'interview avec un responsable du ministère de la santé libyenne. Pour les arabophones, si on entend bien les premiers mots dites par cet homme, on remarque que le journaliste a ajouté "nous ici on ne sais rien à propos du SIDA".
Ce n'est pas la première fois que ça arrive, même la chaîne ARTE ,super sérieuse et engagée, s'y met. La semaine dernière je regardais un reportage sur la guerre au darffour. On a interrogé un rescapé d'une attaque de la milice soudanaise. Le journal soudanais a dis:" Regardez messieurs les spectateurs AYOHA AL MOUCHAHIDOUN". Ça a été traduit en "Regardez ce que nous font les Moujahidines". Et les exemples ne manquent pas, c'est à chaque fois pareil. Je sais pas si la faute des traducteurs qui les aident ou c'est dans le but de dire aux téléspectateurs ce que ces derniers veulent entendre. Hassilou chay yfaded.
vendredi 2 novembre 2007
17h50
Il est 17h50,un vendredi après-midi, plus que 10min et ça sera la délivrance ou presque, car au boulot il faut toujours "nwafi chwaya fel wakt". Les dernières minutes sont les plus pénibles, surtout pour un débutant comme moi qui, paradoxalement, n'a pas beaucoup de boulot mais se dois de rester au dela des horaires, za3ma za3ma je suis un bosseur. Et c'est la que commence harb el a3sab avec la montre. Les aiguilles plus paresseuses que d'habitude, jouent avec mes nerfs et essaient de dilater les secondes juste pour me faire chier, une affirmation que je ne peux malheureusement prouvée.
Mais blague à part, comme l'a si bien dit Einstein:"Une heure assis à côté d'une jolie femme semble durer une minute. Une minute assis sur four brûlant semble durer une heure. C'est ça la relativité. ". Et moi j'étais seul dans un coin du box à 4 coins, si proche des autres mais si loin, car le reste de l'équipe est un peu occupé à bosser et moi je n'avait comme compagnons que le clavier et la souris. Hassilou, au moins ce poste sans intérêt m'a permis de passer ces dernières minutes.
mardi 1 mai 2007
Intro
Bon pour commencer, je voudrais juste préciser que "Karkeni" correspond aux origines dont je suis fier, l'île de Kerkennah.
Après une sorte de coma et une première expérience qui a été encouragée plus par Google AdSense que par l'envi de m'exprimer. Je sais que c'est pathétique , mais bon j'étais jeune l'année dernière, cette année j'ai beaucoup muri ;-)
Donc je suis la, à Bordeaux, pas pour longtemps, mais assez pour galérer et vivre une expérience inoubliable.

